Ce n’était pas mon premier stage enfants, mais c’est sans doute celui qui m’a le plus marqué en termes d’engagement personnel.
Pour les enfants d’abord !
La volonté était de mixer les âges et les groupes. Pour cela, nous avons proposé deux créneaux :
- un premier, ouvert à tous les âges, qui a rassemblé 69 enfants ;
- un second, destiné aux 11 ans et plus, avec 24 enfants.

Les retours que j’ai reçus m’ont vraiment fait chaud au cœur, avec des enfants qui avaient la banane. Même s’il est toujours difficile de mesurer l’impact réel de ce type d’événement sur les enfants, les retours des enseignants semblent très positifs.
D’ailleurs, si des enseignants dont les enfants étaient présents souhaitent me faire un débriefing plus précis, positif ou négatif, ce sera avec grand plaisir. Vous pouvez soit laisser un commentaire sous cet article, soit m’écrire directement via ma page de contact.
Le ressenti le plus fort, et le plus proche de moi, est venu de mes propres élèves. J’ai eu le privilège qu’ils aient envie de m’accompagner dans cette folle aventure. Après trois heures de route en minibus, ils ont pu pratiquer avec leurs copains alsaciens.
Pour tout vous dire, l’un d’eux, Arthur, a eu une réflexion qui m’a à la fois fait rire et énormément touché : « Je suis très déçu. Le voyage était trop court, les gens là-bas étaient vraiment trop sympas, et on a trop, mais alors beaucoup trop bien mangé. »
Pour être complet, le temps passé ensemble et l’aventure humaine ont été tout aussi forts que les échanges sur le tatami. Faire groupe, faire corps : c’est aussi l’un des objectifs que nous cherchons à développer au sein de notre section jeunes.


D’un point de vu plus personnel
La charge émotionnelle était forte, car je me suis mis une pression non négligeable. À ce titre, la gestion de ce surplus d’émotions représente, à mon sens, une véritable mise en pratique de mon expérience d’aïkidoka et de budoka.
Notre discipline a justement pour objectif d’acquérir une sérénité suffisante pour faire face à des situations stressantes. Je suis heureux aujourd’hui de pouvoir dire que, puisque j’ai réussi à finir la journée sans m’effondrer ni m’évanouir, c’est peut-être réussi. Plaisanterie mise à part, cette pression avait plusieurs sources.
Tout d’abord, il s’agissait du premier stage que j’animais en autonomie pour la Ligue Grand Est, dans le cadre de mes fonctions de membre du CTR. Fabrice Croizé (notre DFR) et Gilles Wagner (président de la ligue) m’ont accordé leur confiance, et je me devais d’être à la hauteur.
Mais cela ne s’arrêtait pas au stage jeunes : celui-ci était accompagné d’une école des cadres (FTP) pour les enseignants en formation BF. Je devais également être à la hauteur pour ces stagiaires pleins de bonne volonté. Tout n’a pas été parfait, mais les remarques reçues me permettront d’être plus pertinent la prochaine fois.
Ensuite, je savais que ce stage faisait office de terrain d’entraînement en vue du stage national des 31 janvier et 1er février, qui se déroulera dans cette même région alsacienne. J’ai d’ailleurs eu la chance de pouvoir compter sur l’expérience de Patrick Sakhr, présent pour l’occasion, ainsi que sur plusieurs enseignants enfants expérimentés. Leur présence a été précieuse pour approfondir les apports proposés aux enseignants plus débutants.
Enfin, et surtout, je devais faire plaisir aux enfants. Je vous avoue que, seul au milieu de ce grand tatami, avec devant moi 70 enfants, une quinzaine d’enseignants et un mur de parents dans les gradins, je ne faisais pas le malin. Mais c’est aussi cela, grandir… et peut-être retrouver cet esprit du débutant que prônait O Sensei :
savoir reconnaître, dans chaque situation, ce qui est nouveau, puis relever le défi que cela représente.

Merci pour cette belle aventure !
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