Nouvelle, nouveau, futur(e), une question ?

Vous voulez essayer ou vous vous interrogez sur l’aïkido ? Vous êtes (la ou le) bienvenu(e) ! Je vous propose ici quelques réponses.

Un art martial ! ah bon ?

En aïkido, il existe toujours la sempiternelle question de : L’aïkido est-il un art martial ou un sport ou les deux ?

À dire vrai, on s’en fiche un peu. Quelles sont les choses essentielles quand on débute ou que l’on veut essayer l’aïkido ?

  • C’est une activité physique : on s’y dépense à loisir et surtout, on prend soin de soi. L’objectif n’est pas de devenir fort et musclé, mais plutôt de pratiquer à la hauteur de son envie ou de sa capacité physique. Évidement, si vous voulez rapidement progresser, il faut s’entraîner durement. Cependant, l’aïkido peut tout à fait être pratiqué par loisir et suivre une progression plus modeste, mais réelle.
  • Ce n’est pas une compétition : ah si, peut-être contre soi-même, et encore… Il n’existe aucune compétition organisée comme nous pouvons le trouver dans d’autres sports. L’objectif n’est pas de se comparer aux autres. Cependant, le monde de l’aïkido n’est pas exsangue de tout reproche et certains pratiquants ont cette lubie de savoir où ils se situent par rapport aux autres. Cela étant, ce n’est pas la philosophie initiale. On progresse ensemble et surtout, chacun à son rythme. Les grades existent, mais je les vois comme des jalons pour baliser sa propre progression et son propre investissement.
  • C’est un art martial : oui, au sens moderne du terme. Ne nous voilons pas la face, vous ne saurez pas flanquer une raclée à un camarade de promo qui vous malmène après trois séances d’aïkido. Cela étant, au fur et à mesure des années de pratique, vous allez gagner en confiance en vous et en maîtrise de votre corps. Comme tous les arts martiaux, notre discipline est fondée sur des situations de combat. À nous, ensuite, d’apprendre à réagir. Oui, pour être plus précis, l’aïkido est un art martial où les techniques sont des techniques de défense.
Hélène Doué Senseï

C’est beau, on dirait de la danse ! Ça en est une ou pas ?

Pourquoi chercher à apporter un éclairage péjoratif sur cet art qu’est la danse ? Entrons dans le détail :

Y a-t-il des chorégraphies ?
Oui, on appelle ça des katas. Cependant, comme vous le savez certainement, beaucoup d’autres arts martiaux en ont, comme le karaté, le judo ou le kendo par exemple.

Ils font exprès de s’envoler et de chuter ainsi ?Oui et non. Disons que si un pratiquant n’accepte pas la chute, c’est au prix de ses articulations ou, plus largement, de son intégrité. L’efficacité des techniques oblige à s’échapper grâce à une chute. Cependant, là où la chute signifie souvent la fin du combat, celle d’aïkido est un excellent moyen de s’échapper d’une contrainte pour venir attaquer de nouveau plus efficacement. C’est peut-être en cela que l’aïkido se rapproche de la danse : grâce à la communication non verbale qui s’installe entre les pratiquants. Tant que l’attaque perdure, l’aïkido a du sens. S’il n’y a plus d’attaques, plus besoin de faire une technique d’aïkido.

On dirait un ballet quand les pratiquants bougent, avec leurs vêtements amples en plus…
Oui, je sais, la tenue traditionnelle fait souvent cet effet-là, et nous en sommes fiers ! Cette jupe-culotte traditionnelle, appelée hakama, est un vêtement courant au Japon, même encore aujourd’hui. Je ne vais pas rentrer ici dans les détails, mais si ça vous interroge, je vous encourage à questionner un pratiquant qui le porte. Chacun y apporte un sens.
Concernant l’aspect ballet, nous ne pouvons pas nier que le travail entre partenaires, surtout entre partenaires qui se connaissent, semble harmonieux. Mais, c’est tout justement l’objectif ! Ce que vous voyez sur les réseaux (je parle des démonstrations percutantes et envolées, pas des vidéos hors contexte que je désapprouve), vous avez généralement des personnes avec des années de pratique qui arrivent à communiquer facilement et efficacement par leurs gestes et leurs intentions. On obtient donc des déplacements non consentis pourtant harmonieux.

Alors, c’est de la danse ou non ?
À vous de vous faire votre propre opinion, mais à mon sens, c’est très différent. En aïkido, même harmonieux, les mouvements et les déplacements, pendant la technique, ne sont pas volontaires pour l’un des deux pratiquants. C’est celui qui réalise la technique qui, à force de travail et en étant suffisamment à l’écoute de l’assaillant, peut contrôler l’équilibre et les mouvements de son attaquant. Bien que ça paraisse « téléphoné » vu de l’extérieur, acceptez d’être pris en main par un maître, et vous verrez, vous aurez beau le vouloir, vous ne maîtriserez plus rien. En danse, pour que celle-ci soit parfaite, les deux danseurs doivent être d’un bon niveau. En aïkido, pas besoin que les deux soient d’un niveau avancé pour que ça paraisse magnifique. Si c’est beau dans ces conditions, c’est que l’un des objectifs est atteint. En effet, cet aspect artistique n’est pas la finalité, mais la conséquence d’un travail efficace.

Christian Tissier Shihan

Je peux m’y mettre où, quand, comment ?

Ouh là, on s’emballe ! Tant mieux 😁

Je : tout le monde peut faire de l’aïkido. Quel que soit son âge, son sexe, ses difficultés physiques, il y a de la place pour chacun. Il y a souvent une section jeunes dans les clubs d’aïkido, mais il n’y a pas de catégorie d’âge, de poids ou autre. Tout le monde travaille avec tout le monde. Cette diversité est une richesse tant martiale que sociale.

Où : partout en France ! Il y a sûrement un dojo près de chez vous : lien vers le site de la fédération. En ce qui nous concerne, nous sommes à Sarry, dans la Marne.

Quand : quand vous voulez ! Les inscriptions sont généralement acceptées à toutes les périodes de l’année (excepté les vacances estivales peut-être, et encore, il y a des licences spécialement prévues).

Comment : comme vous êtes ! Prenez contact avec l’association et présentez-vous aux horaires de cours. Habituellement un jogging propre suffira pour un cours d’essai.