Quelle définition donner à ce bel art martial ? C’est difficile quand nous sommes dedans depuis des années. Le moins que je puisse dire, c’est que la description que j’en fais aujourd’hui est très différente de celle que j’aurais donnée lors de mes débuts. Je ne dis pas que mon impression d’aujourd’hui sera celle de demain, en réalité, j’espère que ma vision s’affinera encore. Cependant, j’aimerais vous raconter le cheminement d’un pratiquant que je connais un peu puisque c’est le mien. Le but n’est pas de parler de moi, mais de donner un exemple, parmi tant d’autres, de ce qu’est notre discipline. Ainsi, sur les conseils de mon ami Sébastien, je vais essayer de vous détailler mon cheminement dans trois articles. Le premier est déjà publié, je vous laisse le lire si cela vous dit.
Dans cette deuxième partie, laissez moi vous parlé du jeune aïkidoka que j’étais au bout de un ou deux années de pratiques.

Depuis l’épisode précédent, j’ai pu laisser derrière moi mes blessures physiques. Je me suis alors essayé au iaïdo et au kendo. Ces disciplines exigeantes m’ont permises d’affiner mon regard sur la situation martiale que proposait l’aïkido. J’ai également pu monter sur le tapis de manière plus régulière, enfin. Je peux même dire intensive. C’est durant ces années que j’ai enchaîné le plus de stages, auprès de Christian Tissier Shihan notamment. Je ne peux pas vous dire que c’est la frustration de la période précédente ou l’âge encore raisonnable qui m’a donné cet appétit, mais j’allais partout où je le pouvais.

Stage avec Paul Matthis Senseï
Au départ, l’aïkido était tout simplement beau, mais à ce moment-là, une chose est devenue claire pour moi : la chute n’est pas la fin de la pratique, mais un moyen, par l’acceptation, de se sortir de situations délicates, voire dangereuse. Et surtout, elle permet de ré-attaquer au plus vite.
Le voile sur la magie que j’imaginais au début se lève progressivement et me permet d’entrevoir des rouages encore plus intéressants. De là, le plaisir que j’ai éprouvé dans la pratique a été décuplé. La chute me faisait vivre des états d’apesanteur proches de ce que l’on peut ressentir dans des montagnes russes. Vous savez, cet instant fugace où le temps semble suspendu et nos tripes semblent flotter ! Je recherchais avec plaisir, dans les chutes, cette sensation intense. L’activité physique mise en œuvre était l’un des facteurs qui me plaisaient le plus, avec la pratique des armes.
Le buki waza, vaste programme que celui des armes !
Vous vous souvenez de mon rêve de m’habiller en samuraï, sabre à la ceinture ? Je l’avais déjà vécu avec le iaïdo, mais l’ouverture que m’a proposée l’aïkido sur ce thème n’en était que beaucoup plus vaste. Encore aujourd’hui, les ponts que je trouve entre la pratique des armes et ma pratique à mains-nues font parti intégrante de mon aïkido.
Effectivement, la ceinture noir arrive et avec elle, une nouvelle conception de l’aïkido. Jusque-là très guidée pas celle de mon enseignant quotidien, Raoul, elle devient plus personnelle. Je commence à identifier ce qui me plait ou non, et les chemins que j’ai envi d’explorer dans cette belle voie martiale. On ne peut pas dire que ce sera facile, mais je me sens comme devant un vaste champs de fleurs dans lequel je dois trouver mon chemin pour réussir à le traverser.
Quelles perspectives ? Beaucoup trop si je veux éviter que cet article se transforme en Roman. La suite dans la dernière partie. Comme à la précédente, n’hésitez pas à partager votre vision personnelle de pratiquant encore peu expérimenté en commentaire !

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